Attitude Émoi
overthinking : comment arrêter de trop penser
HypersensibilitéLes signes principaux

Overthinking : comment arrêter de trop penser ?

Publié le 20 janvier 2026
Florian Husson

Florian Husson

Florian est le créateur d'Attitude, un podcast et une plateforme dédiés à l'hypersensibilité. À travers des témoignages authentiques et des réflexions personnelles, il explore les émotions, les relations et le bien-être mental pour aider les personnes hypersensibles à mieux se comprendre et s'épanouir au quotidien.

C'est pas un hasard d'ailleurs si je me retrouve à scripter cet épisode un dimanche soir, ce fameux moment de la semaine là où reviennent sans cesse toutes ces pensées...

J'avoue que cette phrase, prononcée alors que j'étais en pleine écriture tardive, résume parfaitement l'état dans lequel je me trouve régulièrement. Au moment où j'ai enregistré ce podcast, les dernières semaines avaient été particulièrement intenses, entre la reprise de mes études, la production d'un mémoire et la recherche active d'un CDI pour la rentrée suivante. Vous vous doutez bien que mon cerveau, déjà expert en overthinking, s'est mis à mouliner encore plus fort.

Ce stress de la nouveauté et de l'incertitude est typique, et je le sais maintenant. Mais quand la pression s'ajoute à une tendance naturelle à trop penser, le résultat est une anxiété et une charge mentale qui deviennent très lourdes. Je me retrouve à cogiter énormément, et je voulais partager avec vous cette expérience, car je sais que je ne suis pas le seul à la vivre.

Écouter l'épisode

L'effet boule de neige : quand une pensée en amène mille

Ce qui me frappe le plus dans l'overthinking, c'est la rapidité avec laquelle une simple situation, même anodine, peut dégénérer en scénario catastrophe dans ma tête. C'est l'effet « boule de neige » dont je parle souvent, pendant lequel mon imagination fait concurrence avec les plus grands studios hollywoodiens.

Prenez l'exemple du petit smiley manquant dans un message alors qu'il est là d'habitude dans la conversation. Là où la plupart des gens n'y verraient rien, mon cerveau, lui, s'emballe immédiatement. Pourquoi il n'y a pas de smiley cette fois-ci ? Est-ce qu'il/elle m'en veut ? Ai-je dit quelque chose de déplacé ? Je remonte les messages, j'analyse la tonalité, j'interprète tout, et le doute s'installe immédiatement.

Ce processus est épuisant. Il me fait perdre une énergie folle sur des situations qui sont, la plupart du temps, sans fondement réel. Je me crée des films, je me fixe des obstacles, alors que la vérité est bien plus simple : je ne sais strictement rien de la réalité. C'est le piège de la réflexion permanente à 2000 à l'heure et qui m'empêche d'arrêter de penser sans cesse.

La tyrannie de l'anticipation et le lâcher-prise impossible

Vous vous retrouvez souvent dans ce cas où vous vous couchez mais où vous vous dites "je n'arrive pas à dormir je pense trop" ? Si vous êtes comme moi, hypersensible et sujet à l'overthinking, vous savez que le lâcher-prise et l'improvisation sont nos ennemis jurés. J'ai toujours eu besoin de mentaliser chaque situation, d'anticiper mes mots, mes mouvements, pour éviter le moindre faux pas.

je n'arrive pas à dormir je pense trop

C'est particulièrement vrai quand il s'agit d'oser demander quelque chose à quelqu'un. Là où les plus téméraires agissent, quitte à se faire remballer, moi, je préfère rester sur place et imaginer toutes les issues possibles. J'estime les probabilités, je laisse le scénario négatif devenir le plus probable, et finalement, je ne fais rien. C'est une anxiété qui paralyse l'action.

Une citation bien connue que j'ai lue récemment m'a marqué : « Parfois, dans la vie, la crainte de la chute est bien pire que la chute elle-même. » C'est exactement ça en fait quand on prend un peu de recul. La peur de l'échec ou du rejet est tellement amplifiée par mes pensées incessantes que je m'empêche d'agir, ratant potentiellement de belles opportunités. D'ailleurs, à ce sujet, si tu souhaites comprendre comment l'hypersensibilité se manifeste, tu peux lire mon article sur les 5 signes qui mettent sur la voie .

Comment arrêter de trop penser ?

Le résultat de cette rumination ? Une culpabilité croissante et une fatigue qui s'accumule. Je sais que j'ai toujours des sujets importants qui nécessitent mon attention, mais je préfère bouger le week-end, voir les copains, plutôt que d'y faire face. Et cette procrastination me ramène une fois la pause plaisir terminée, vous l'aurez deviné, à l'anxiété du dimanche soir.

Je suis donc coincé entre l'envie de profiter de la vie et la pression des échéances qui approchent. Mon cerveau est en ébullition permanente, ce qui rend le repos difficile. Quand je n'arrive plus à gérer, cela peut même déclencher des crises d'angoisse. J'essaie du coup de réfléchir à des solutions pour appréhender ces situations plus sereinement.

L'une des premières pistes que j'ai explorées lorsqu'elle concerne d'autres personnes est la communication. Crever l'abcès et parler directement aux personnes concernées est souvent la solution la plus efficace pour stopper l'interprétation. Sinon, je me ferme, mon regard devient grave, et je suis incapable de le cacher. C'est une boule au ventre qui prend le dessus. J'ai compris que plus j'attends, plus je cogite, et plus la situation devient difficile à gérer.

je pense trop

Une autre suggestion peut-être simpliste mais qui fonctionne plutôt bien quand j'arrive à la mettre en place, c'est tout simplement de tout mettre en pause et de tenter de prioriser les sujets qui s'entremêlent dans ma tête. Je m'empare dans ces cas-là de mon téléphone et je liste dans les notes tous ces sujets avant de les classer dans un ordre de priorité.

Si vous aussi, vous vous reconnaissez dans ce cerveau qui pense trop, sachez que ce n'est pas une fatalité. Le simple fait de nommer l'overthinking est déjà un pas vers la gestion de cette tendance. Il y a des outils, des méthodes, et surtout, le partage d'expériences qui peut nous aider à mieux le vivre. En tout cas, c'est ce que j'ai décidé de faire pour moi et vous êtes les bienvenus pour en parler.

Florian.

Écouter l'épisode

Questions fréquentes

Qu'est-ce que l'overthinking et comment se manifeste-t-il chez l'hypersensible ?

L'overthinking est la tendance à trop penser, analyser et ruminer de manière excessive et souvent inutile. Chez l'hypersensible, cela se manifeste par une amplification des détails, une interprétation accrue des signaux sociaux (mots, regards) et la création de scénarios catastrophes basés sur des informations minimes, menant à une forte charge mentale.

Pourquoi l'overthinking est-il souvent pire le dimanche soir ?

Le dimanche soir est souvent un moment charnière où l'on réalise la fin de la détente et le retour imminent aux responsabilités. Pour ceux qui pensent trop, c'est l'instant où toutes les tâches non accomplies, les incertitudes professionnelles ou personnelles, et les échéances futures reviennent en force, provoquant une montée de l'anxiété.

Comment peut-on arrêter le cycle de l'interprétation excessive ?

Le cycle de l'interprétation peut être cassé par la communication et la confrontation directe (crever l'abcès) ou par l'écriture. En verbalisant ou en notant ses pensées, on les sort de sa tête, ce qui permet de les rationaliser et de vérifier leur validité auprès des personnes concernées, évitant ainsi la création de scénarios irréalistes.